Le mot Supramental

N’ y a t il pas dans ce mot un mouvement, une rencontre avec Soi et l’encontre avec le Monde. S’exprimer n’est il pas s’expandre ? Etendre ce mouvement dans différents territoires psychiques pour se ramener, et unifier des plans jadis créés. N’est il pas créateur de tous les possibles pour l’homme ? Ramener l’invisible au visible, Ramener le Tout au chiffre 1, et le propulser dans le Cosmos.

Un homme debout

Ces lignes de temps, toute une histoire

L’homme saute de mémoires en mémoires,  traçant son histoire

Laissant derrière lui et malgré lui, les petits cailloux Blancs du Petit Poucet

Ainsi je trace mon chemin dit-il

Les Lutins, ses plaisantins, profitant de son aveuglement, s’amusent au jeu de l’osselet,   

Les frictionnant avant le lancé et les confondants avec d’autres cailloux Blancs…

Blancs vous avez dit ?

Lhomme invité à ce jeu, s’en retourne, à contre vent,

S’illusionnant à analyser, comparer, peser…

 Chaque caillou rencontré.

Ces nouveaux mots

Quels sont ces nouveaux mots, déjà tellement mémorisés, archivés, crystalisés.

Vous n’épargnez pas ma dyslexie, j’avais déjà tellement mis de rigueur à apprendre vos anciens mots, encapsulés à votre façon…sans jamais trop y arriver. Jute ( chut), j’écoute… J’entends la racine de vos mots…

A celui qui n’est pas descendu

Vois – tu ?

Comme il a été effroyable ton feu, forgeant le moindre de mes recoins,

Fragile, soumise, à la froideur de tes expériences.

Vois-tu, comme à chaque déversement j’ai pu, mieux te contenir ?

J’ai bien appris aussi à descendre cette blessure

Expiration

As-tu vu ?

Comme le feu de ma colère grandissait pour t’atteindre,

Récupérant ces lignes de temps, forgeant cette déchirure

Avais-tu oublié toi aussi L’Unité ?

J’ai bien appris aussi à me composer

Inspiration

Une révérence à l’abime

Il y a des êtres bizarres, tel un gouffre absorbant et ne restituant rien… Il y a des êtres ne sachant se nourrir d’eux, s’engouffrant dans les flots, un capitaine sans gouvernail ou un navire sans capitaine. Il y a des êtres issus d’un néant, entre la vie et la mort, décharnés, voyageant dans le monde, comme des saltimbanques, jouant sur un air de théâtre. Il y a des êtres ricanant de l’oubli, dérobant et dérobés à leur tour, contrôlant, contrôlés. Ils ont très peu de repos ces êtres, soutirant, soutirés, survivant…d’un monde éclaté, projeté. Tel un poème tombant par terre, fractionnant ses vers. Ses vers a soi. Vouant allégeance à qui ils doivent… une dette lourde à porter…L’histoire les a décrits comme des révoltés… ???Quelle plaisanterie ! Je tire une transparente révérence à l’abime, devant supporter, toute cette ignorance. Et c’est dans cette profondeur que nous traversons, sans leur laisser aucune de nos attentions, que nous nous souvenons… Quelle ironie.